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Pour cette 23ème édition du concours Regards Jeunes sur la Cité, nous vous proposions de prendre votre envol !

Nos deux catégories, « L’effet papillon » et « Flash-back » vous ont inspiré et la barre des 1000 a été franchie puisque vous étiez 1035 à relever le défi.

Le festival qui s’est tenu les 29, 30 et 31 octobre 2012, vous a vu venir de Lille à Carcassonne, de Nantes à Vesoul ; c’est déjà cela l’effet papillon : s’emparer d’un thème, construire son histoire, fédérer un groupe ; et au-delà, y associer le voisinage, les amis, des musiciens, des costumiers, des figurants, des maquilleurs, des décorateurs… faire aboutir son projet et le présenter au regard des autres, en parler…

Les 102 films ont concouru ; 52 dans la catégorie Effet Papillon ; 50 dans la catégorie Flash back et quelques ateliers vous ont permis de tester de manière ludique vos connaissances de cadrage ; vos aptitudes à raconter une histoire en quelques plans ; votre intérêt pour l’analyse de l’image, les trucages et effets spéciaux ; vos talents d’acteurs ; votre capacité à concevoir au jour le jour La Gazette du Festival.


Le journal du festival

Une belle rencontre aussi, lundi 29 octobre 2012, avec le réalisateur Frank Chiche après la projection en avant-première de son film Je vous ai compris (première diffusion prévue sur Arte en janvier 2013).

Et toujours beaucoup d’émotion lors de la remise des prix parrainée par Merzak Allouache, dont le dernier film « Le repenti » sera prochainement à l’affiche. Il a su trouver les mots pour féliciter et encourager les participants, mais bien au-delà a souligné, par son regard expert, la pertinence des films primés.

Peu de documentaires ou de reportages en compétition cette année, mais beaucoup de fictions. 2 lip dub ; de l’animation et du roman photo animé (pour la première fois) ; un film en anglais (VOST) ; des clips ; du suspens, de l’humour, l’histoire avec un grand H : celle  du passé et celle un peu plus récente ; du film noir, voire de l’horreur.

Tout cela a permis de nombreux échanges entre les groupes et les 784 festivaliers que nous avons accueillis. Le catalogue était riche et les sujets nombreux.

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L’effet papillon : petites causes grandes effets, s’est attardé sur la rumeur, les commérages et le harcèlement, véhiculés par les réseaux sociaux ; la manipulation de l’information par les médias lorsqu’ils parlent des banlieues. Faut-il y voir une preuve de maturité au regard d’outils très présents dans la vie des jeunes ? Il semblerait. En tout cas, lorsque les situations n’étaient pas dramatiques (petites causes, grands effets), elles prêtaient à sourire.

L’environnement a encore inspiré réflexions et prises de positions. Défendre notre planète et améliorer notre cadre de vie sont de réelles préoccupations.

L’effet papillon, c’est aussi l’effet boomerang : le voleur volé ; l’arroseur arrosé, une autre façon de parler du racket ; de la violence de groupe et entre bandes ; de l’ennui au pied des tours ; de sujets graves sur la maltraitance des enfants.

L’effet papillon c’est enfin des histoires pour le plaisir de raconter, d’inventer un livre maudit qui parle de fatalité ; des récits en cascade qui évoquent la question du choix, de sa voie, de sa vie.


Bande annoce du festival

Relevée dans le rap final de Nîmes, une formule : « l’effet papillon et t’es marron » qui illustre les films traitant  des discriminations, du déracinement et de la clandestinité ; de l’homosexualité et de l’homophobie.

Deux films nous proposent une vision d’un monde totalitaire, imposant l’uniformisation, où la résistance s’organise.

D’autres proposent en contrepoids de l’intolérance la Culture, qu’elle soit rap, hip hop, festive et musicale, qui rapproche et ouvre sur le monde.

Toujours des rêves de Tahiti et de Lamborghini, à côté de sujets plus graves sur les addictions et les conduites à risques (alcool – sida) ; un regard sur le monde qui s’attarde sur le « Printemps arabe ».

Flash back a donné lieu à des histoires plus complexes, exploitant le procédé cinématographique pour retracer la vie d’un personnage (Joséphine Baker) ; des souvenirs du quartier ; un retour sur le passé.

Pour finir, si la rumeur est très présente dans les sujets de cette 23ème édition, c’est pour affirmer qu’il faut lutter contre ce phénomène, savoir d’où l’on vient, s’accepter, ne plus subir les dictats de la société. C’est aussi cela prendre son envol !

Pour la 24ème édition de « Regards Jeunes sur la Cité » (thème générique) nous vous proposons en 2013 de traiter tout sujet du quotidien à travers deux nouveaux mots clés :
-- On veut du futur ! Osez  inventer nos lendemains !
-- C’est du cinéma ! des Regards jeunes sur la cité stylisés s’appropriant les genres et les codes du cinéma…